Une loupe posée sur un carnet manuscrit où l'on peut lire les mots « Pourquoi ? » et « Et si… », illustrant la rumination et les pensées répétitives.

Le mot « REVENUS » cache une vérité sur nos rêves

par Laurence | Juil 10, 2026 | Mindset

 

À vingt-cinq ans, mon cœur s'est arrêté sur une table d'opération. L'équipe médicale m'a ramenée. Voilà, tu sais tout, et je précise immédiatement, avant que tu ne cherches les mouchoirs : ce jour-là reste, à mes yeux, le plus beau jour de ma vie.

Je te laisse deux secondes avec cette phrase. Elle surprend, je sais. Un cœur qui s'arrête, un réveil, et la personne concernée qui te parle de plus beau jour de sa vie : il y a de quoi hausser un sourcil. Pourtant, ce que j'ai compris en revenant tient en quelques mots, et ces mots ont tout changé : à tout moment, tout peut s'arrêter.

Alors la vraie question est ailleurs. Si tout s'arrêtait demain, ton rêve, lui, où en serait-il ?

Le calendrier est un excellent complice

Tu la connais, cette petite mécanique. Le rêve existe, il est même très clair : écrire ce livre, lancer ce projet, oser enfin ce virage. Simplement, ce sera pour plus tard :

  • Après le déménagement.
  • Quand les enfants seront grands.
  • Quand le travail se calmera (si il  se calme un jour.

Cette procrastination-là ne dit rien de ta paresse, et je te vois venir, elle ne dit rien non plus de ta motivation. Elle repose sur une croyance si discrète que tu ne la remarques même plus, celle qui te souffle :

le temps t’est garanti. 

la vie te doit un « plus tard

et que ton rêve peut patienter sans risque dans une salle d’attente, entre le dossier urgent et la liste de courses.

Bronnie Ware, une infirmière australienne qui a accompagné pendant des années des personnes en fin de vie, a recensé leurs regrets dans un livre devenu mondialement célèbre, The Top Five Regrets of the Dying. Le regret qui arrive en tête de liste concerne précisément les rêves laissés de côté pour répondre aux attentes des autres. Retourne la statistique et tu obtiens quelque chose de vertigineux : personne, au bout du chemin, ne regrette d’avoir trop rêvé.

Ceux qui sont revenus savent

Il y a des personnes qui avait foi en cette croyance du « temps garanti » jusqu'au jour où c'était trop tard. Ceux qui sont revenus :

  • d'un burn-out,
  • d’une rupture,
  • d’un deuil,
  • d’un diagnostic,
  • d’une table d’opération.

Peu importe la porte par laquelle l’épreuve est entrée : ils racontent tous un changement radical étrangement similaire. Au retour, les priorités se sont réorganisées toutes seules, sans effort. Ce qui semblait urgent est devenu accessoire. Ce qui patientait depuis des années est passé devant tout le monde, sans même s’excuser.

Les psychologues Richard Tedeschi et Lawrence Calhoun ont donné un nom à ce phénomène : la croissance post-traumatique. Leurs travaux montrent qu’une épreuve majeure peut déclencher une transformation profonde et durable, un rapport nouveau aux priorités, aux relations, au sens qu’on donne à sa vie. L’épreuve secoue l’arbre, et ce qui tombe en premier, ce sont les fausses urgences.

Bonne nouvelle : tu peux profiter de ce changement sans passer par la case épreuve. C’est même exactement à ça que servent les témoignages de ceux qui sont revenus. Ils ont payé le prix fort pour une information que tu peux, toi, recevoir gratuitement :

le « plus tard » est un pari risqué. 

La peur change de camp

Revenir transforme autre chose encore, et c’est peut-être le plus précieux : le rapport à la peur.

Avant, la peur fonctionne comme un panneau stop. Tu t’arrêtes devant, tu fais demi-tour, tu rentres à la maison, et tu te racontes que c’était plus raisonnable. Après un "retour", la même peur se met à fonctionner comme un panneau indicateur : elle signale exactement l’endroit où ça compte.

  • Tu as peur d’écrire ton histoire ? C’est que ça compte pour toi
  • . Tu as peur de te montrer ? C’est que tu as quelque chose à transmettre.

La peur devient une boussole qui pointe vers tes défis, et chaque défi relevé t’apprend quelque chose que le confort ne t’aurait jamais enseigné.

C’est cette conversion-là, peur après peur, défi après défi, qui construit une vie dont on est l’auteur, et c’est ici qu’un simple mot entre en scène.

Écrire son histoire, le rêve qui finit par payer

Regarde-le de près : REVENUS.

Les quatre premières lettres dessinent un rêve. Et le mot entier, c’est le participe passé de revenir : les revenus. Le français a parfois de ces indiscrétions : il glisse la réponse à l’intérieur même de la question.

Car ce clin d’œil de la langue dit une vérité très concrète. Un rêve pris au sérieux finit par se matérialiser, et souvent par payer. Le rêve d’écrire son histoire, en particulier.

Un livre pose ton vécu noir sur blanc, il le transforme en expertise, il te précède dans les rendez-vous et continue de parler de toi pendant que tu dors.

La mécanique se comprend vite :

un livre ouvre des portes qu’aucune carte de visite n’ouvrira jamais.

On t’invite à en parler, on te présente comme « l’auteur de », on te fait confiance avant même la première poignée de main, parce que tu as fourni la preuve la plus difficile à fabriquer qui soit : des pages entières de toi.

Chez les professionnels, l’effet se chiffre : un pro qui devient auteur, c’est 30 % de chiffre d’affaires en plus car tu deviens le pro qui a écrit un livre. Ce que l’épreuve t’a coûté devient un actif. Ce dont tu es revenu devient ce que d’autres viennent chercher chez toi.

La boucle est bouclée, et elle tient dans un seul mot : tu es revenu, tu as mis ton rêve à nu et il te revient en revenus.

De mon E.M.I à REVE academy

Tu l’auras deviné, je parle en connaissance de cause. Depuis ce réveil à vingt-cinq ans, j’ai transformé mes peurs en défis, une par une. Revenir de cette expérience de mort imminente a d’abord fait de moi une psy : je voulais comprendre ce qui se joue dans notre cerveau quand tout bascule. Puis la psy est devenue auteure. Et un jour, j’ai décidé de marier les deux pour accompagner celles et ceux qui décident d’écrire leur histoire, c’est tout le sens de la RÊVE Academy :

Révéler son potentiel, Écrire son histoire, Valoriser son livre, Élargir son rayonnement.

Si un rêve patiente quelque part dans ton agenda, entre janvier et le janvier suivant, considère cette page comme un signe. Regarde bien : REVER se lit aussi bien à l'endroit qu'à l'envers, c'est probablement que ça signifie qu'on peut rêver à tout âge.

Sources

- Bronnie Ware, The Top Five Regrets of the Dying, Hay House, 2012 (traduit en français).

- Richard G. Tedeschi & Lawrence G. Calhoun, « Posttraumatic Growth: Conceptual Foundations and Empirical Evidence », Psychological Inquiry, 2004.

Signature

Ton livre commence ici

Laurence Flez-Renaudin photo perso

Hello. Je suis Laurence.

J’ai toujours aimé accompagner les personnes autant que raconter des histoires. C’est sans doute pour cela que je n’ai jamais choisi entre la psy et l’auteure.

Tu trouveras ici des réflexions, des déclics et les coulisses de mes livres.

→ Un peu plus sur moi…

La suite c'est toi qui l'écris, juste ici, en quelques mots. Chaque commentaire me touche plus que tu ne l'imagines, je lis et je réponds à chacun.

2 Commentaires

  1. Floriane

    Ton blog est fabuleux ma laurence !
    Sincèrement, bravo pour tout ce que tu accomplis en ce moment, tu peux être fière de toi.
    Je t’embrasse fort

    Reply
    • Laurence

      Merci beaucoup 🙏🩷

      Reply

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